Coming Soon

indie pop rock / France

Dix ans après New Grids, leur premier album, et la bande originale du film Juno de Jason Reitman, qui les avaient instantanément propulsés dans le cosmos de l’indie rock européen, le collectif annécien revient avec une oeuvre protéiforme et apaisée sous la forme d’un jukebox de onze titres naviguant entre pop sixties, folk hantée et divagations psychédéliques. Les cinq garçons alternent les chants comme sur leur premier album et revendiquent leur héritage (Pavement, Les Beach Boys, The Silver Jews, Herman Düne, Bruce Springsteen et Nick Cave) tout en rejoignant les rangs d’une pop moderne, décalée et centrée sur le texte, incarnée autant par Mac DeMarco que par The War On Drugs.
Coming Soon n’a cessé de tisser un parcours original, réaffirmant au fil des ans leur créativité et leur curiosité, se passionnant pour le théâtre, la Factory et les années Warhol en compagnie des Lucioles et du metteur en scène Pierre Maillet. Ou encore poursuivant un dialogue de plusieurs années avec Etienne Daho qui expose une photo du groupe dans son panorama de la musique française intitulé «Daho l’aime pop» jusqu’en avril 2018 à la Philarmonie de Paris. C’est en se retrouvant autour d’Adam Green pour plus de 100 concerts partout en Europe que l’envie et l’évidence de ce nouvel album est née. Une tournée jubilatoire pendant laquelle Coming Soon partage son van avec Ryder The Eagle, The Pirouettes, Norma, Judah Warsky, Carl Barat, Macaulay Culkin, The Vaselines et qui donne vie aujourd’hui à ce jukebox sentimental.

Ben Lupus

Folk rock

En marge du collectif Coming Soon, dans lequel il chante, joue de la guitare et dessine, Ben Lupus présente Werewolf Creek. Ce premier album signé sous son nom, et placé sous l’égide du loup-garou, se compose de 10 titres aux textes soignés, dix chansons de rencontre et de fuite, d’absence et de désir, et autant de variations sur le thème de la complainte amoureuse, à destination de ceux qui aiment comme ils hurlent à la lune chaque fois que celle-ci est pleine. Ben Lupus mélange ici les fragments de vécu à l’autofiction, les souvenirs de tournée à ceux de ses lectures, et la sincérité fragile de la confession à l’ironie douce-amère des fantasmes, affirmant ainsi ce ton qui lui était déjà propre au sein de Coming Soon. Enregistré en compagnie de son frère Leo Bear Creek et de Ceddy Gonod, Werewolf Creek navigue entre dépouillement acoustique et noise bricolée, folk électrique ou rock laid back – comme un hommage aux nineties des Silver Jews, de Palace ou de Sebadoh.

Stranded Horse

Folk

Va-et-vient entre la kora et la guitare acoustique, Stranded Horses, emmené par le chant singulier et limpide de Yann Tambour, trace un somptueux sillon d’une douceur cristalline, quelque part entre le folk anglo-saxon et la majesté harmonique des horizons mandingues. Le dernier album « Humbling Tides » s’habille d’explorations rythmiques, de souplesse de jeu et de la pureté des résonances entre instruments. C’est également l’occasion pour Yann de mettre en lumière certaines collaborations, avec Ballake Sissoko qui a participé à l’enregistrement, avec Carla Palone, violoniste baroque de Mansfield Tya qui enrichit de son jeu deux titres de ce nouvel album, ou encore Joseph Roumier, violoncelliste rencontré à Lille.