French Cowboy & The One

rock garage / France

Y’a lui. Le French Cowboy, sa voix trainante, ses mélodies raclées. Ce gratteux et joueur de clavier en dilettante. Qu’importe qu’il expérimente depuis trois décennies ou son statut de leader malgré lui, ce Federico Pellegrini n’a jamais fui… Au contraire : pour mieux brouiller les identités, son cimetière yolo a multiplié les vies. Six albums pop, des duels/duos avec Helena Noguerra, Lisa Li-Lund ou les choristes The Spektorettes, une BO ou deux (Atomik Circus, Tu seras un homme), un galop avec les jazzeux Western Trio, voire un heureux chassé-croisé avec Moon Gogo…

Y’a l’autre, aussi… The One. Grand, chevelu et lunetté, avec l’éternel reflet dans le carreau. Batteur de The Little Rabbits, puis de la Secte humaine (Philippe Katerine) ou de Rock Roll & Remember… Éric Pifeteau, compagnon de toujours, est la condition sine qua non de cette chasse à l’hom(m)e perso. Comme les municipales, French Cowboy and The One revient donc en 2020, sans leçon, ni morale. Juste ce besoin vital : flinguer les compromis, à l’ombre de leur associé Jim Waters (The John Spencer Blues Explosion). Un qui-m’aime-me-suive déterminé et puis c’est tout. Un rock trip épris de liberté… Pourvu que ça joue.