Concert organisé dans le cadre du Birthday Festival

Soirée fair : le tour

Nemir

Hip hop / France

Nemir a la voix joueuse, un tantinet éraillée. Il a grandi dans Saint-Jacques, le quartier des Gitans à Perpignan, avec ses ruelles étroites et ses places lumineuses. En 2012, on le découvre avec Ailleurs, un single devenu un hit instantané sur toutes les radios. Bousculant rap et chanson, il s’attire les faveurs du grand public comme celles des fans de rap. Après plusieurs EP et de multiples collaborations (Nekfeu, Alpha Wann, Deen Burbigo, Gros Mo…) Nemir présente aujourd’hui son premier album, toujours aussi accessible, populaire et enthousiasmant, qu’il défend sur scène avec ses musiciens.

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Zed Yun Pavarotti

Rap / France

Influencé inconsciemment par sa ville de Saint Étienne et son passé minier, Zed Yun Pavarotti construit sa musique comme un western désertique. Invoquant autant Johnny Cash que Famous Dex et ASAP Rocky, le jeune Pavarotti élabore une mélancolie technique avec un puzzle de pensées automatiques, définissant son identité par petites bribes. Parfois désabusé, souvent sardonique, il erre doucement dans son univers peuplé de corps bousillés, de prolos mode anglaise et de freaks mi-gothiques. Ses comptines surréalistes transpirent la recherche du succès, de l’argent, de l’ascension sociale comme porte de sortie autot(h) unée. Mais elles ne sont pas une fin en soit, seule importe l’émotion qui dégage de son interprétation comme Tom Hardy qui voit rouge en prison dans Bronson. Entier, laconique et poétique, Zed Yun Pavarotti incarne complètement cette alliance folle entre la cloud trap actuelle et l’icône d’opéra présent dans son nom. Bercé par la voix transperçante du ténor Luciano, Zed y puise sa détermination sans faille, son envie de toucher l’impalpable, le précieux sans étiquette. Comme le roi du contre-ut, Zed cherche la note sauvage, celle qui rend unique. Inspiré par l’image du vautour que tout le monde repousse malgré sa puissance, Zed Yun Pavarotti fait parti de ceux qui pensent que les derniers seront les premiers jusqu’à se tatouer le Grand Zero sur son visage. À la fois tout et rien du tout, Zed désoriente ceux qui cherchent à le percer, usant de sa fougue implacable pour imposer sa marque iconoclaste. Cosmopolite, il se nourrit aussi de l’esthétique des nouvelles égéries d’Europe de l’est, y trouvant le mélange de violence et d’étrange qu’il affectionne, entre imagerie du bloc soviétique et ultra-capitalisme débridé.

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