Le Brise Glace accueille tout au long de l’année des artistes en résidence. Nous en profitons pour vous faire partager un moment de rencontre et de musique. À partir de 19h30, venez assister au filage du spectacle, suivi d’une rencontre et d’un échange avec le groupe.

Von Magnet

Electro world

Après « De l’Aimant », sorti en 2005, significatif de leurs premiers amours flamenco, Von Magnet réalise en 2008 sur le label Jarring Effects, « Ni Prédateur Ni Proie », un album intense et dense qui met en sommeil les univers hispaniques pour faire place à une tragédie humaine entre orient et occident.
« Polarized »
initiée par leur dernier album « Ni Prédateur Ni Proie », une approche poétique mettant l’accent sur le conflit Moyen Oriental, la nouvelle création « Polarized » se consacre à étendre l’exploration de cette fascination qui lie ou sépare les pôles opposés, entre tension et seduction, modernité et archaïsme, est et ouest, masculin et féminin, feu et glace. Cette dernière quête « magnétique » synthétise un concert-performance profond et universel. Là, tous les styles et souffles « électro ethniques » qui marquèrent l’évolution novatrice de Von Magnet depuis plus de vingt ans, se retrouvent condensés et transcendés. Avec « Polarized », une nouvelle formation polyvalente composée de 2
batteurs, un guitariste, une danseuse et deux chanteurs-acteurs propose une musique lyrique et rythmique, telle un bande son originale métissée à la fois tribale et futuriste, orientaliste et électronique, sauvage et cinématographique.
Difficile de définir cette forme atypique de concert où l’action théâtrale et le mouvement chorégraphique font vraiment partie intégrante de
l’acte musical, palpitant ensemble de la même énergie. Voix et textes métissés (espagnol, français, arabe, anglais), rythmes acoustiques et électroniques, percussions de pieds, danse contemporaine et flamenco, projection vidéo s’enlacent, véhiculant un médium pluridisciplinaire organique et puissant. Von Magnet présente pour la première fois sa nouvelle invention sonore, les « Cajacuerda », des boites de percussions oú les impacts des frappes de pieds déclenchent et font résonner des vibrations de cordes qui seront retraitèes par un ordinateur. Ces quatre petites scènes sonores sont déplacées au fil des actions et
des tableaux. Elles envahissent la scène, elles s’assemblent, elles s’empilent dessinant alors plusieur étapes scènographiques qui
ponctuent les différentes parties du spectacle.