This is the Kit

Kate Stables aka THIS IS THE KIT, n’a pas arrêté d’attirer à elle les regards les plus bienveillants… Le dernier en date étant celui de Aaron Dessner de The National, aux commandes de la production du dernier album de l’Anglaise.
Wriggle out the Restless, puisque c’est ainsi que se nomme le dernier opus de cette magnifique artiste, est un pas supplémentaire vers la reconnaissance. Une reconnaissance somme toute méritée.
Discrète, This Is The Kit exécute un folk touchant, loin de tout revival néo-baba fatiguant. Les Atmosphères pastorales jouées avec des intentions et des sentiments d’une rare sincérité nous entraîne dans une confortable et profonde nostalgie. Ses compositions regorgent de sensibilité et la finesse des arrangements des musiciens qui l’accompagnent maintenant ne fait que sublimer cette dernière. Sans artifices, la voix féminine et éraillée de l’Anglaise raconte des histoire d’âmes soeurs, d’amitié et de dépendance, mises en valeur par cet art du flottement et du vibrato. Il faudrait adouber This is the Kit pour avoir créé des atmosphère magiques avec si peu d’ingrédients.

Roniia

electro pop

Pendant des années, c’est au sein de son groupe de folk américain Dark Dark Dark que Nona Marie Invie a fait entendre sa voix à la fois décontractée et pénétrante, teintant ses textes d’ombre et de lumière. Cette troublante artiste américaine, que nous avons eu le chance de découvrir il y a quelques années au Brise Glace, met aujourd’hui son talent et sa voix au service de RONiiA. Avec Mark McGee (Father You See Queen, Marijuana Deathsquads) et Fletcher Barnhill (Joint Custody, FUGITIVE), ils créent un univers mystérieux où les thèmes de l’abandon, de la rupture et de l’amour transparaissent à travers des beats sombres et un synthé au son délicatement écorché.
De la musique électronique au vernis écaillé, furieusement originale. Dans leur premier album, sortit en décembre dernier, ils explorent un monde surréaliste, fantastique, évoquant l’isolement que l’on peut à la fois chercher à fuir et à retrouver. La présence dissonante et trouble de Nona est renforcée par les arrangements fantasmagoriques de McGee, un style qu’il parfait depuis des années au sein de ces précédents groupes.