Quiconque a vu Forguette Mi Note sur scène se souvient de l’intensité délivrée par ce groupe hors norme. La formation n’existe plus, c’est vrai, mais elle peut se targuer d’une descendance bien portante. Cornu (croisé en juillet sur les bords du lac) d’abord, mais également la chanteuse Claire, désormais réfugiée derrière le patronyme Dit Terzi et son folk économe et déjanté. Plus généralement, le quatuor tourangeau (trois complices de longue date) prouve avec une grâce singulière qu’il existe des paysages musicaux encore inconnus. En faisant dévier le rock et la chanson vers le jazz et la musique classique, Dit Terzi invente un univers d’une force et d’une beauté uniques. Une émotion rare, un battement de coeur, un tremblement de nerfs.
Atypique et voluptueux, ce trio américano-arabo-perse navigue, depuis 1994, entre musique ethnique, new age et world. Ekova c’est un voyage au coeur de l’insolite durant lequel l’auditeur survole des paysages imaginaires, composés d’essences et de reliefs issus des quatre coins du monde. Arach, Medhi et Dlerdre ont inventé un folklore virtuel et un son absolument unique à base de violoncelle, clarinette, luth, oud ou derbouka, habités par une voix veloutée et envoûtante. Les mots, eux, sont imaginaires, à l’instar d’une Elisabeth Fraser (Cocteau Twins) comme plongés dans un autre monde… le monde de l’âme. Un pur joyau zen, ensorcelant et divin.

Dit Terzi

Chanson

Ekova

Electro world